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29 novembre 2009 7 29 /11 /novembre /2009 21:04


Idée de départ : avant d’aller au salon de l’auto/moto de Toulouse, faire une course en centre ville de Toulouse. Pour ce faire, j’ai prévu de prendre la voiture jusqu’à la station de métro Balma-Gramont puis de prendre le métro jusqu’à Matabiau puis de finir à pied pour faire cette course. Ensuite reprendre le métro pour rejoindre le parc des expositions moyennant un peu de marche, ce qui n’est pas un problème, c’est une belle journée d’automne qui s’annonce.


Tout commence par l’automobile quand on habite à la campagne. L’étalement de l’habitat en zones rurales situées en périphérie des grandes agglomérations a connu un essor important ces dernières années en raison de l’augmentation des prix des loyers et du foncier mais aussi du choix d’un certain cadre de vie. Il faut donc prendre son automobile pour rejoindre la métropole toulousaine située à 40 km. Bien sûr, j’ai la possibilité de prendre le train (ou le bus) dans la petite ville située à 7 km de là où je réside, ce que j’ai effectué fréquemment durant ma période estudiantine, mais je dois avouer que cela ne me convient plus aujourd’hui. La rupture de charge (changement de mode de transport) coûte quelque peu (stationnement aléatoire, temps d’attente), et surtout le prix du trajet A-R de 15 euros plein tarif.


Si les transports en commun ne me satisfont pas, pour autant cela fait longtemps (depuis décembre 2003) que je ne m’aventure plus dans l’agglomération toulousaine en voiture. Grâce à la prolongation de la ligne A du métro qui se termine à la station Balma-Gramont, cela me permet de rester en dehors de Toulouse en laissant la voiture au parking d’échange. Avant d’y arriver, il faut avouer que ces derniers temps la traversée de la zone d’activité de Gramont est devenue bien encombrée à partir du rond-point de l’Union jusqu’aux portes de Toulouse. En empruntant quelques petites routes qui nous rappellent que la campagne est aux portes de Toulouse, il est possible d’éviter ces désagréments. Aussi peut-on encourager à court terme une prolongation de la ligne de métro jusqu’à Montrabé, de la même façon qu’il est question d’une prolongation de la ligne B jusqu’à Labège. Les transports en commun doivent s’ancrer dans les bassins de population pour ainsi drainer les usagers dans la métropole régionale ou au-delà. Les questions de transports ne peuvent se limiter à une approche isolant les agglomérations entres elles mais les penser en connexion les unes avec les autres. A cette question, les projets au sein communautés de communes proposent une approche plus globale des déplacements.


Passé le trajet pour arriver aux portes de l’agglomération, j’arrive au parking d’échange de Balma-Gramont. Oh surprise, celui-ci est complet si j’en crois l’afficheur à l’entrée auquel j’accorde un certain crédit. Nous sommes mardi, il est près de 14h30. Il est vrai que depuis quelques temps, le parking ne désemplit pas. Est-ce lié à l’extension du centre commercial Auchan qui a rongé sur son parking ? Pourtant le parking du métro a fait l’objet d’une extension aérienne de 500 places en 2007, portant la capacité à 1200 places. Ne souhaitant pas attendre qu’une place se libère et de la trouver, je décide de repartir en direction de la station Argoulets située de l’autre côté de la rocade où j’espère trouver de la place (690 places). Peine perdue, une fois sur les lieux, et avec le panneau d’affichage qui ne compte plus les places disponibles, je ne trouve pas de place après avoir fait le tour du parking.


Je décide donc de m’enfoncer dans Toulouse en direction de Jolimont où j’envisage de trouver de la place le long des boulevards. L’entrée de ville s’effectue sans problème jusqu’à la Roseraie. Après quelques feux tricolores ralentissent un peu la progression dans un trafic qui se densifie. La descente de Jolimont vers la médiathèque ne me permet pas de trouver de place de stationnement de libre, je descends donc vers le centre ville et me trouve au pont Riquet. Je trouverai bien une place vers Saint Aubin. C’est que me voici vraiment dans la jungle urbaine, faite de véhicules, de petites rues, d’autres usagers, d’attente aux feux tricolores, de véhicules de livraison et finalement de saturation de l’espace routier où aucune place n’est disponible. Quelle idée !


Après avoir passé quelques rues et fait le tour de la l’église Saint Aubin où il n’y a pas de place, je me résigne donc à stationner en payant dans la rue car il y a des places le long du canal mais je n’ai pas assez de monnaie sur moi. Loupé ! Bon, c’est décidé, je vais aller au parking souterrain où je pourrais me garer pas loin et payer avec la carte bleue. Ce qu’il y a de gênant avec ces grands parking souterrains, c’est le temps passé à descendre se garer et à refaire surface à pied. Bon, c’était une course rapide, résultat 1 euro à payer.



Maintenant que je suis en centre ville et que je veux aller au parc des expositions, je ne vais pas laisser ma voiture au parking payant et prendre le métro. Allez hop, un coup de voiture pour y aller. C’est parti le long des boulevards qui longent le canal du Midi ponctués de feux tricolores qui n’en finissent pas, de véhicules de livraison qui squattent une voie de circulation. Décidément le centre ville n’a pas changé, c’est toujours l’enfer quelle que soit l’heure. Rejoindre le parc des expositions n’est pas chose aisée même en connaissant. Pas mal de changements de voies, de détours pour y accéder (interdiction de tourner à gauche sur le pont Saint Michel). Enfin arrivé au parc des expositions, cela a été quand assez rapide je dois le reconnaître. Mais ce n’est pas fini…


Le premier parking est plein, et l’on trouve nombre de conducteurs qui transitent espérant eux aussi trouver une place proche. Bon, je vais m’éloigner et prendre la rue vers le Stadium, nombre de bus avec des scolaires sont alignés et occupent les places. Soit je m’installe entre deux bus dans un espace laissé libre soit je vais un peu plus loin et stationne sur un emplacement qui comprend la place d’un arbre. Il faut bien concilier l’automobiliste et la nature, donc on aboutit à une situation peu confortable, un peu juste quand même car les voitures ont tendance à s’élargir.


Ouf, quel périple. Je m’en souviendrai, si je n’ai pas la mémoire courte sur le sujet. Comme quoi les plans d’action ont beau envisager un déroulement donné, il y a des aléas qui imposent de le réévaluer en situation. Alors que retenir de cette aventure ? D’abord et de façon primordiale, il est nécessaire d’assurer la disponibilité de places de stationnement en périphérie de la ville car si le conducteur laisse sa voiture pour prendre les transports en commun la voiture ne circulera pas en ville et c’est autant de circulation et de pollution évitées. Ensuite, diversifier les moyens de paiements en surface. Ainsi s’il y avait eu de la place au parking du métro de Balma-Gramont, mon histoire aurait été plus courte ou n’auraient pas donné lieu à un article. Oui, il faut contenir la place occupée par les voitures en ville mais à condition de donner les moyens aux rurbains de se défaire de leur véhicule dans de bonnes conditions à la périphérie. Alors là oui, la ville sans voiture c’est chouette.

 

 

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Published by Emmanuel Pagès
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